Cher journal

Mon premier trimestre de Grossesse

Si vous me suivez sur instagram vous n’êtes pas sans savoir que je suis enceinte. Voici mes confessions sur mes trois premiers mois en tant que future maman.

Aujourd’hui je suis déjà dans mon 6ème mois (et j’en ai des choses à dire sur ce mois). Mon deuxième trimestre est donc bien entamé. Le temps passe si vite. Pourtant je ne réalise toujours pas de ce qui m’arrive. 

Les effets secondaires

J’ai appris ma grossesse en revenant de Venise. Mais en réalité j’avais déjà un gros doute durant notre voyage. Mes règles devaient précisément tomber cette semaine là. Or elles n’arrivaient pas. A savoir que je n’ai jamais eu de retard et ça même en ne prenant plus la pilule. Je suis réglée comme une horloge c’est le cas de le dire. Donc c’était à Venise que j’ai su qu’il y avait du changement, que quelque chose se tramait dans mon petit corps. Les effets secondaires étaient bien présents : des crampes en bas du ventre comme celles qui annoncent des règles imminentes, une légère fatigue, des migraines, une poitrine qui enfle et surtout des cheveux secs qui cassent. Mis à part ça j’ai eu un début de grossesse particulièrement tranquille. Mes habitudes et mon train de vie n’ont pas eu besoin d’être changés. Mes proches autour de moi ne se doutaient pas un seul instant que je pouvais être enceinte. J’ai donc continué à travailler à mon rythme normal, sans être aucunement handicapée –oui la grossesse n’est pas une maladie mais certaines femmes ne sont pas épargnées au début. Le mois de juin a été un tournant. Les nausées ont commencé à apparaître, pas au point d’aller courir aux toilettes mais assez pour me sentir mal à l’aise, de me sentir barbouillée. Au travail, je devais me mettre parfois à l’écart des enfants pour qu’ils ne voient mon état. Par chance ou non, les seules choses qui calmaient mes nausées étaient de boire des boissons gazeuses ou de manger. Horreur !  Je n’ai pas l’habitude de grignoter alors ça m’énervait de devoir manger pour que j’aille mieux et que je puisse être opérationnelle. Souvent on entend qu’à cette période les femmes enceintes ont des envies qu’elles doivent absolument assouvir. Sauf la fois où j’ai eu extrêmement besoin de manger une tartiflette, je n’ai pas connu les envies. Par contre j’ai été très difficile question nourriture. Plus rien ne me disait. Les odeurs me dégouttaient presque. Moi qui adore les pois chiche, aujourd’hui je ne peux plus en manger tant ça me dégoûte. Autre effet secondaire qui est apparu : la mini déprime, les coups de blues. Le soir je n’y échappais pas. Les insomnies ne m’aidaient pas. Je cogitais, j’angoissais dans le lit. Je me posais mille et une questions. A trois, quatre heures du matin je me levais – c’est encore le cas maintenant. Puis je me recouchais comme si de rien était. Un grand merci à mon amoureux qui me soutient chaque jour et qui sait trouver les mots pour me rassurer. Je sais qu’il est et qu’il sera toujours là pour moi, pour nous.

Les complications

Le mois de juin se profilait. J’avais une tonne de choses de prévue. La fin de l’année arrivait. Les enfants devenaient plus excités. Mon corps commençait à changer alors j’ai pris la décision de leur annoncer ma grossesse – sachant que mes collègues, mes amies étaient déjà au courant. Au début on se marrait en leur disant « mais non j’ai juste mangé trop de pizza ! ». Sachez qu’ils sont loin d’être bêtes et qu’ils comprennent vite ce qui se passe. Bon par contre dès qu’ils ont su la nouvelle ils n’ont jamais été aussi collants avec moi. Cela a tout de même des avantages, je n’avais plus réellement besoin de répéter les consignes. Ils les faisaient pour me décharger. Tout se passait bien, en tout cas c’est ce que je pensais jusqu’au jour où je suis allée à mon rendez-vous de contrôle chez le médecin. Nous y allions pour prendre mes papiers de déclaration de grossesse. La routine quoi. Ce matin là, je m’étais réveillée avec des crampes en bas du ventre et quelques pertes de sang marron, quasi noires. Je ne me suis pas plus inquiétée car j’en avais déjà eu. Il est apparemment courant de saigner les premiers mois. C’est comme des règles anniversaire. Je lui ai signalé. Elle a donc voulu me faire un toucher pour voir ce qu’il en était. Et là verdict : suspicion de fausse couche, arrêt de travail, repos forcé à la maison. Super. J’ai fait bonne figure devant elle mais une fois sortie j’ai craqué. Comment c’était possible. Je me sentais mal et j’avais peur. Pourtant ça me faisait littéralement suer de ne pas pouvoir aller au travail, de ne pas pouvoir bouger. Je déteste être chez moi à ne rien faire. Quelques jours plus tard j’avais un long week-end de prévu chez mes parents. C’était planifié depuis des mois. J’avais demandé un jour à mon employeur pour avoir le temps de profiter de ma famille, des mes grands-mères qui faisaient le chemin depuis l’Ouest, et de ma sœur Maroussia que je n’avais pas vu depuis des mois. Les saignements s’étant arrêtés on a pesé le pour et le contre avec Geoffray. J’étais dégoûtée à l’idée de louper ce moment alors que nous prévoyions de leur annoncer la nouvelle à ce moment là. Après deux heures et demi de route et des pauses sur le chemin, nous sommes arrivés sans encombres chez mes parents dans leur tout nouvel appartement. Nous avons annoncé la nouvelle. Tout se passait pour le mieux et les saignements n’étaient plus présents. Sauf que… cette nuit là, à quatre heures du matin je me réveille avec une forte envie de faire pipi. Choquée, les toilettes se retrouvent noir de sang, complètement inondés de rouge foncé. La panique. Je ne peux plus contrôler mes pleurs. J’angoisse, je me sens horrible. « J’ai tué notre enfant » je n’arrêtais pas de répéter à mon chéri. Et tout ça par simple égoïsme, vouloir passer du temps avec sa famille malgré mon état. Il m’emmène en urgence à l’hôpital. Dans mon malheur nous étions les seuls à attendre. J’ai vite été prise en charge par un gynécologue, qui est arrivé en baillant devant nous. Il était très gentil et m’a rassuré comme il le pouvait. Nous avons commencé les examens, les échographies. J’ai été soulagée que lorsque j’ai entendu son petit et rapide battement de cœur. Le gynécologue m’a ensuite apprit que j’avais un hématome au placenta mais loin du bébé. Il n’y avait aucun danger ni pour lui ni pour moi. Mon col était également revenu à la normal. En gros je saignais beaucoup car j’avais des caillots sur le placenta mais qu’ils allaient finir par se résorber. Les jours qui ont suivi ont été meilleurs. Je ne saignais quasi plus. Les crampes persistaient mais rien de méchant. Je faisais confiance au diagnostique du gynécologue. Encore merci à Geoffray qui a été d’un soutien infaillible, un véritable roc sur lequel je pouvais me reposer. L’angoisse m’a tellement envahie que je n’étais plus tellement raisonnable. Et même si lui devait l’être tout autant, jamais il me l’a communiqué. Au contraire il a toujours eu des mots rassurants. 

Un peu plus tard, de retour à la maison j’ai connu les grosses fatigues, celles qui te clouent au lit dans un état léthargique. Les siestes étaient devenues mon quotidien. A peine revenue au travail, auprès des enfants que j’étais de nouveau mise en arrêt. Contrariée mais résignée. Je me suis finalement dis que c’était mon corps qui me disait stop, tu en fais trop. J’ai donc lâché prise. Aujourd’hui je ne travaille plus. Parfois je me sens nostalgique. Je me dis que cette année il y a de fortes chances que je ne fasse pas la rentrée, que je ne verrai pas les nouveaux CP, que je ne profiterai plus des moments de pause avec les copains à faire les foufous. Mais je loupe tout ça pour la bonne cause, pour la plus belle des raisons. Je ne peux plus penser qu’à moi. Le rôle de maman débute bien avant l’accouchement. Qui dit repos à la maison dit également remise en service du blog, et reprise en main de mon compte instagram. Je suis plus motivée que jamais ! 

Merci à mon chéri, ma famille, mes amis qui me remontent le moral et qui me changent les idées à chaque fois qu’ils le peuvent. Merci également à VOUS ! A très vite pour le prochain article xoxo

 

 

3 commentaires

  • Aurélie

    Ma beauté ❤️ c’est vrai que cela doit être un tas de changements la grossesse et cela n’a pas l’air facile mais ce qui peut nous rassurer c’est que toutes les femmes ou presque sont passées par la et sons toutes ou presque unanimes : donner la vie est le plus beau des cadeaux. Je te souhaite tout le meilleur pour ta dernière ligne droite et j’ai hâte de te voir maman. Bisous d’amour
    Auré
    http://Www.plumedaure.com

    • Flaviane

      C’est vrai que la grossesse est un réel changement, que ce soit physiquement mais également moralement. Il est parfois très dur de ne pas ruminer, psychoter. Mais porter la vie est une chance. Merci pour tes mots !

  • Ines

    Je ne m’attendais tellement pas à ça ! Ça a du être tellement dur à vivre, et pourtant, tu as réussi à toujours nous apporter une bouffée d’air frais ! J’espère qu’en ce moment tu vas bien, et que tu n’as plus trop mal ! Ton article était extrêmement touchant en tout cas ❤️
    Plein de bisous

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